L'art public : études de cas

Le blog des étudiants du cours FAM4500 (UQAM)

Pascal Audet : Hommage aux forces vitales du Québec

14_hommage_forces_vitales01

C’est dans le parc des Rapides à ville LaSalle que l’on peut voir l’œuvre de Georges Dyens nommée « Hommage aux forces vitales du Québec ».  Cette sculpture principalement faite d’acier et béton intègre également des hologrammes. L’œuvre date de 1987 et représente selon l’artiste « l’énergie vitale du peuple québécois  [1]».

Par l’intégration des hologrammes et des lumières aux structures d’acier, l’œuvre de Dyens dénote un caractère interdisciplinaire. D’une part, le travail du métal et du béton demande une façon de faire se rapprochant des techniques de sculptures traditionnelles et d’autre part par l’ajout d’hologrammes demande une maîtrise des nouvelles technologies numériques. L’artiste nous prouve qu’il sait tirer partie de différentes disciplines. Car le mariage des disciplines est fait dans l’harmonie totale.

La sculpture de Dyens est constituée de plusieurs fragments semblant tous provenir de l’éclatement d’un bloc central de l’intérieur duquel sont projetés des hologrammes. Les blocs sont disposés au sol à des distances variables du bloc central et selon des trajectoires correspondantes aux régions du Québec[2]. Chacun des blocs a une forme différente, mais quelque peu similaire aux autres blocs du groupe. L’œuvre est installée dans un parc à proximité d’arbres sur un terrain plat et non loin d’une rivière. On peut se demander de quelle manière les formes des éléments de cette œuvre peuvent évoquer les forces vitales du peuple québécois. Je vais analyser l’œuvre selon les aspects de la création de la diffusion et de la réception.

Comment l’assemblage et la disposition sur le terrain de ces blocs monolithiques d’acier chromés peuvent-ils évoquer chez le spectateur les forces vitales du Québec ? Pour débuter l’analyse, prenons l’aspect de la création de l’œuvre. Les éléments de l’œuvre par leurs formes et leurs dimensions donnent tous les indications d’une fabrication nécessitant des efforts et une volonté de manier et de transformer des matériaux robustes pour les façonner à la guise du sculpteur. Par le fait même, voici déjà une évocation claire de la force. Les pièces doivent non seulement être soudée, mais aussi travaillées pour obtenir ces aspects bruts et éméchés que l’on peut observer le long des certaines arêtes des blocs. On imagine une équipe de travailleurs venant en aide au sculpteur afin de déplacer ces énormes pièces dans l’atelier, une quantité remarquable de force est exigée pour accomplir ce genre de tâche. Mais dans la fabrication de l’œuvre, il y a également la production de ces hologrammes qui complète d’une manière plus technologique l’ensemble de l’œuvre.  La production d’hologrammes demande la connaissance des technologies informatiques. Des lasers sont utilisés dans la fabrication de ces hologrammes et l’artiste a travaillé avec des spécialistes de cette technologie. Cette partie de l’œuvre peux évoquer l’aspect vital, car la maîtrise des technologies demande un certain acharnement qui est une qualité vitale dans notre monde moderne. L’adjonction des blocs et des hologrammes dans l’œuvre fait appel à différentes forces chez le sculpteur. Il doit avoir à la fois une maîtrise des fonctionnalités plus mathématiques pour la création des hologrammes et plus physique pour les blocs d’acier.

Une fois l’œuvre terminée il faut la transporter et l’installer. Le caractère monumental de l’œuvre ne lui permet pas d’être aisément déménagée. Sa diffusion sera alors limitée à l’emplacement désigné pour recevoir l’œuvre.  Et les spectateurs devront se déplacer sur ces lieux afin d’apprécier l’œuvre. Dans le cas d’« Hommage aux forces vitales du Québec », le lieu de diffusion est un parc public près d’une étendue d’eau. Le spectateur qui établit un contact avec l’œuvre peut se rendre compte qu’elle s’intègre admirablement dans le paysage. Selon la saison, les blocs peuvent se confondre avec les morceaux de glaces de la rivière située non loin du site. Les blocs peuvent alors nous rappeler les vestiges de la débâcle printanière et la force de l’eau.

Je crois que l’œuvre de Dyens remplie ses promesses pas l’évocation des forces vitales en utilisant des métaphores entre la force de la nature et la détermination de l’homme à maîtriser les éléments pour arriver à ses fins, en réalisant des constructions qui au moyen de la force physique et de ces connaissances. La force du peuple se reflète par la diversité de l’œuvre et par son caractère interdisciplinaire.


[1]http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=678,1154690&_dad=portal&_schema=PORTAL&id=558

[2] http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=678,1154690&_dad=portal&_schema=PORTAL&id=558

Publicités

No comments yet»

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :