L'art public : études de cas

Le blog des étudiants du cours FAM4500 (UQAM)

« Neuf couleurs au vent » de Daniel Buren par Lupita Diaz

Neuf couleurs au vent. photo par Lupita Diaz

L’artiste contemporain Daniel Buren (1938- ) est un remarquable représentant de l’art actuel. Buren est originaire de Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine, France. Cet artiste a touché plusieurs domaines: la sculpture, la peinture, la vidéo, les films, et le son. En plus, l’écriture occupe une place centrale dans sa vie car il est un théoricien de son propre travail. Buren accompagne toujours ses installations de notes explicatives.

La diffusion de l’œuvre : Neuf couleurs au vent a été réalisée en mai 1984. C’est une œuvre in situ.

«Le travail in situ est le seul qui puisse permettre de contourner, et de s’adapter à la fois, et intelligemment aux contraintes inhérentes à chaque lieu. Le travail in situ peut dialoguer directement avec le passé, la mémoire, l’histoire du lieu, puisque l’on sait que l’œuvre projetée en question y prendra place.»1

Cette œuvre interdisciplinaire a été commandée par le Centre International d’Art Contemporain de Montréal (CIAC) Pour célébrer le 450e anniversaire de l’arrivée de Jacques Cartier au Québec. Cette œuvre est commémorative, mais sans indication. Cette sculpture appartient à la collection d’art public de Montréal. La sculpture Neuf couleurs au vent a été installée en 1996 à la Place Urbain-Baudreau-Graveline, Rue Sherbrooke Est à Montréal avec la collaboration d’un architecte du paysage.

La création de l’œuvre : La sculpture a une base de pôles en aluminium, et neuf bannières en nylon. L’installation a été complétée avec l’excavation, la fondation et finalement l’ancrage. Chaque bannière est de forme rectangulaire et présente des bandes verticales d’une couleur soit le noir, le bleu, la verte, le rouge, et le jaune. Ces bandes verticales colorées alternées de 8.7cm de largeur alternent avec des bandes blanches de façon répétitive. Pour Buren la rayure représente l’anonymat, ces rayures sont devenues la signature de Buren, on les retrouve dans plusieurs de ses œuvres. La matière utilisée pour les bannières, le nylon est une matière non courante pour une sculpture commémorative. Dans le même sens la base de cette œuvre ne ressemble pas aux monuments commémoratifs conventionnels. Buren n’utilise pas de matériaux traditionnels à la sculpture commémorative parce qu’il refuse les canons établis or les institutions de l’art comme le musée, et la galerie. Buren a une vision subversive de l’art. Il pense que le musée paralyse l’œuvre dans un espace-temps et la rend silencieuse par le rassemblement. Buren pense aussi que le musée annule la vérité et la vérité de l’œuvre. De plus, le musée donne à ce qui est exposé un statut d’art, crédulité et une valeur marchande. Le musée assure la diffusion et la consommation de ce qui est exposé.

Neuf couleurs au vent est diffusé dans l’espace public sur la rue Sherbrooke et sur l’Internet. Cette œuvre est accessible à tous. Selon moi la sculpture est bien intégrée à la Place Urbain-Baudreau-Graveline parce qu’on regarde l’œuvre en marchant sur la rue Sherbrooke et que les couleurs s’harmonisent avec le parc. Buren réalise un art éphémère. Par contre, la sculpture Neuf couleurs au vent restera à Montréal en bon état parce que le service de la collection d’art public aux techniciens en font l’entretien pour sa conservation.

La réception de l’œuvre : Cette sculpture donne l’idée de la diversité culturelle parce qu’elle montre différentes couleurs. En plus, les rayures sont une partie de l’emblème et de la signature de Buren. Le fait de mettre ces bannières hors du musée donne à cette œuvre une dimension vivante. Elles jouent avec le mouvement du vent.

Le mouvement dans la sculpture de Buren est dynamique grâce au mouvement des bannières. Elles représentent pour moi, les citoyens en mouvement comme ceux que l’on on voit dans la rue.

La sculpture Neuf couleurs au vent pourrait, pour les non inities a l’art s’apparenter à une publicité ou à un objet qu’ils ne pouvaient pas identifier.

Je pense que l’œuvre de Buren est une œuvre d’art qui est polysémique parce que Neuf couleurs au vent a plusieurs sens. Cette œuvre m’amène à réfléchir sur la fragilité humaine car la bannière, pour moi, est fragile comme notre existence. Daniel Buren est un artiste très célèbre et je pense qu’il a son style comme artiste. Mais est-ce que les gens que ne connaissent l’art peuvent l’identifier comme nous le faisons, nous les artistes ou les étudiants en l’art?

1Buren Daniel, À force de descendre dans la rue, l’art peut-il enfin y montrer,

France, Sens et Tonka, 2004, page. 81

Bibliographie
Buren Daniel, À force de descendre dans la rue, l’art peut-il enfin y montrer,
France, Sens et Tonka, 2004

Ricard Matthieu, Plaidoyer pour le bonheur, France, NiL éditions, 2003

Sites Internet

Tous droits résérves Ville de Montréal, 2009, Septembre, «l’art public à Montréal» .En ligne
<http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Burenhttp://www.danielburen.com/&gt;
Consulté le 5 octobre 2009.
Wikipedia, 2009, Octobre, «Daniel Buren». En ligne
<http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Buren&gt;
Consulté le 5 octobre 2009.
Copyrigtht 2004 Daniel Buren, 2009, Janvier, «Daniel Buren». En ligne
<http://www.danielburen.com/&gt;
Consulté le 6 octobre 2009.

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3 commentaires»

  pratiquesactuelles wrote @

“Neuf couleurs au vent” de Daniel Buren par Lupita Diaz- commenté par Elise R-Guilbault

L’oeuvre de Buren est intéressante de par son indécidabilité.

L’entretien des oeuvres éphémères est un point que nous n’abordons que très rarement, il est pourtant essentiel de réaliser l’ampleur de la pièce en sachant que les drapeaux de tissus doivent sans cesse être entretenus.

Le fait que cette oeuvre soit in situ change également en plusieurs points les perspectives d’analyse.

Merci pour ces informations Lupita!

  pratiquesactuelles wrote @

Merci pour ta présentation de l’oeuvre de Buren.
Bien que j’ai souvent aperçut cette oeuvre, je ne m’y étais jamais arrêté.
Le sentiment d’indécidabilité qui me frappe lorsque je croise cette proposition de Buren
me dérange toujours. Buren est pour moi un maître de l’indécidable.
Et ta question à la toute fin du texte est très appropriée.
Car je crois que beaucoup de gens n’y voient que de simples drapeaux.
Merci.

Dave Plourde.

  antoine wrote @

j’aimerais qu’il y est écrit les raison de la dimentions des rayures car jai un travail d’art plastique a fair et la prof nous a dit qu’il y avai une raison


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